Plan pour l’industrie automobile

Propulsion Québec appelle à protéger les emplois d’aujourd’hui sans compromettre ceux de demain

Publié le 22 octobre 2026Communiqué
Plan pour l’industrie automobile

MONTRÉAL, le 22 octobre 2026 — Propulsion Québec prend acte du nouveau plan d’action annoncé par les gouvernements du Canada et de l’Ontario pour soutenir l’industrie automobile face aux défis économiques et commerciaux actuels. La grappe salue les investissements stratégiques annoncés dans le secteur de l’acier ainsi que le soutien aux projets d’immobilisation, qui contribueront à renforcer et moderniser l’industrie automobile dans un contexte économique incertain. Ces investissements sont essentiels pour poser des bases solides afin d’accompagner la transition durable du secteur vers l’électrification.

Cependant, le report à 2030 du renforcement des normes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) applicables aux véhicules légers soulève des préoccupations quant au rythme de l’électrification. Cette décision survient dans un contexte où des normes renforcées devaient remplacer la Norme sur la disponibilité des véhicules électriques (NDVE), dont l’abrogation est prévue.

Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur l’industrie québécoise des transports zéro émission. Le Québec a développé un écosystème industriel diversifié, allant de l’extraction et de la transformation des minéraux critiques à la fabrication de composantes de véhicules électriques, en passant par les batteries, les technologies de recharge et les solutions de gestion de l’énergie.

« Nous comprenons les défis importants auxquels fait face l’industrie automobile canadienne. Le nouveau plan d’action du gouvernement et les mesures de soutien aux entreprises et travailleurs touchés par les droits de douane permettront de consolider l’industrie et bâtir une économie plus forte et résiliente. Mais ces investissements doivent s’accompagner d’un cadre réglementaire rigoureux. En repoussant une fois de plus les échéances d’électrification, le Canada risque d’envoyer un signal d’incertitude aux entreprises de l’écosystème des transports zéro émission qui ont besoin de prévisibilité pour investir. Il est essentiel de créer les conditions nécessaires pour que notre industrie puisse jouer un rôle de premier plan dans cette transition »

Alors que le prix de l’essence ne cesse d’augmenter au Canada, près d’un automobiliste Canadien sur deux (49 %) se dit intéressé par un véhicule électrique pour son prochain achat[1]. Un récent sondage de Clean Energy Canada révèle également que 47 % des Canadiens préféreraient un marché automobile davantage inspiré du modèle européen, contre seulement 21 % privilégiant le modèle américain[2].

Si certains constructeurs tardent à prendre le virage électrique, les Canadiens ne devraient pas avoir à attendre. Des modèles de véhicules passagers 100 % électriques abordables sont déjà disponibles ailleurs dans le monde, mais demeurent peu ou pas présents sur notre marché. Le Canada doit faciliter leur accès afin d’offrir un véritable choix aux consommateurs, de stimuler la concurrence et de réduire leur dépendance au pétrole.

Pour atteindre l’objectif fédéral de 75 % de ventes de véhicules zéro émission d’ici 2035, le Canada doit se donner les moyens de ses ambitions. Cela passe notamment par des cibles intermédiaires ambitieuses et prévisibles. Selon une analyse de l’International Council on Clean Transportation (ICCT), la cible de 74g de CO2 par mile actuellement envisagée ne permettrait pas d’atteindre cet objectif[3]. Nous encourageons donc le gouvernement à considérer un rehaussement de cette cible.

Propulsion Québec offre son entière collaboration au gouvernement du Canada afin d’identifier les mesures les plus porteuses pour accélérer la transition vers des transports décarbonés, tout en soutenant la compétitivité et le développement de notre industrie.


À propos de Propulsion Québec

La grappe industrielle des transports électriques et intelligents du Québec est un organisme à but non lucratif qui a pour mission d’accélérer la croissance de l’industrie québécoise des transports terrestres zéro émission et renforcer sa compétitivité internationale. Elle a été créée en 2017 et compte aujourd’hui plus de 200 membres organisations de l’écosystème des TEI qu’elle représente et mobilise autour d’initiatives. Propulsion Québec concentre actuellement ses initiatives autour de trois filières : les véhicules zéro émission, la recharge et la batterie. La grappe bénéficie de l’appui financier du gouvernement du Québec, du gouvernement du Canada, de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), de Fasken et d’Hydro-Québec et du Fonds de solidarité FTQ.

Sources

[1] La Presse, « Intérêt renouvelé des Canadiens pour les véhicules électriques », 14 avril 2026. En ligne : https://www.lapresse.ca/affaires/2026-04-14/sondage/interet-renouvele-des-canadiens-pour-les-vehicules-electriques.php

[2] Clean Energy Canada, « Poll: EV interest climbs, but some Canadians are waiting for Chinese EVs, more electric pickups, or just don’t realize prices have improved », 9 octobre 2026. En ligne :  https://cleanenergycanada.org/poll-ev-interest-climbs-but-some-canadians-are-waiting-for-chinese-evs-more-electric-pickups-or-just-dont-realize-prices-have-improved/

[3] International Council on Clean Transportation (ICCT), « Does Canada’s announced greenhouse gas standard stringency align with its electric vehicle uptake projection? », juillet 2026. En ligne :  https://theicct.org/does-canadas-announced-greenhouse-gas-standard-stringency-align-with-its-electric-vehicle-uptake-projection-jul26/

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Lydia Belmahdi

Lydia Belmahdi

Analyste, affaires publiques

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