2021 05 17 WRAP UP FR WEB
Secteur des TEI

RDV En route : une première édition couronnée de succès !

Les 29 et 30 mars derniers avait lieu la toute première édition du salon des carrières et de la formation en transports électriques et intelligents, le RDV En route. Ces deux journées, entièrement dédiées à faire connaître ce secteur en forte effervescence, ont réuni plus de 400 participants et ont mis en lumière 250 postes actuellement à combler et les formations qui mènent à des carrières en TEI. Plus de 40 entreprises et institutions d’enseignement ont animé le salon virtuel, et 16 conférenciers et panélistes experts en TEI ont démystifié ce secteur prometteur.

De nombreux chercheurs d’emplois

Ce premier événement, qui a eu lieu en format virtuel étant donné la situation pandémique, a rassemblé une majorité de candidats en recherche d’emploi (47,4 %) et travailleurs (33 %), principalement âgés entre 30 et 50 ans. Plus de 400 participants ont déposé leur CV via les différents kiosques virtuels des entreprises afin de postuler sur l’un ou l’autre des 250 postes disponibles. Plusieurs participants à l’événement sont issus des secteurs de la gestion (24 %) et des métiers, transport et machinerie (20%) et détiennent un diplôme universitaire.

À la découverte du secteur des TEI

Représentant 1,3 G$ du PIB au Québec, les transports électriques et intelligents (TEI) sont actuellement en phase de croissance accrue. . Fait intéressant :  dans chaque véhicule électrique à travers le monde, il y a au moins 1 brevet québécois ! En misant sur l’hydroélectricité, une énergie propre, et ses ressources naturelles, le Québec a tous les atouts pour devenir un chef de file mondial en transports électriques et intelligents.

Avec des parcours fascinants et atypiques, nos panélistes avaient tous une envie commune en choisissant d’évoluer dans le secteur des TEI, soit celle de participer au changement et à la lutte aux changements climatiques !


Des carrières excitantes et des défis en lien avec tes valeurs

« Les valeurs, on doit les vivre au travers des décisions qu’on prend au quotidien » affirme Marc-Antoine Ducas, PDG de Netlift. Cette organisation québécoise novatrice, spécialisée en optimisation du transport partagé, priorise la parité et offre des opportunités d’avancement à ses employés. « Chez Immervision, c’est multiculturel, on parle toutes les langues et l’apport de tous et chacun est primordial en innovation. Notre phrase fétiche c’est Never give up ! » a quant à elle souligné Pascale Nini, PDG de l’entreprise. David Arsenault, PDG d’Effenco, embauche des gens qui ont des convictions et qui partagent les valeurs environnementales de l’organisation. Le travail d’équipe et l’égalité entre tous les employés est une priorité chez Effenco. Le PDG d’AddÉnergie, Louis Tremblay, expliquait que les trois valeurs primordiales de l’entreprise sont le travail d’équipe, l’innovation à travers les gens et penser à long terme. « Sky is just the beginning ! »

Horizon 2050 et besoins en main-d’oeuvre

Le directeur main-d’œuvre et financement chez Propulsion Québec, Simon Pillarella, a présenté le profil sectoriel des transports électriques et intelligents, horizon 2050 ainsi que les différents besoins en main-d’œuvre au cours des prochaines années selon les grandes familles de métiers.

Quelques informations-clés à retenir :

3 sous-secteurs des TEI :

  1. Électrification des transports
  2. Transport intelligent et les nouvelles solutions de mobilité
  3. Entretien des flottes commerciales électriques

3 grandes familles de métiers :

  1. Conception et R&D
  2. Fabrication et assemblage
  3. Commercialisation et services

Ce sont plus de 14 000 emplois concernés de près ou de loin au secteur des TEI, un secteur en forte croissance ! Les employés du futur devront être de plus en plus polyvalents pour évoluer dans une industrie en émergence comme la nôtre, dans des postes évolutifs et stimulants.

Pour en savoir plus : consultez l’étude Horizon 2050

Portrait sectoriel de l’électrification des transports

Simon Pillarella, directeur, main-d’œuvre & financement chez Propulsion Québec et Stéphanie Castang, directrice des ressources humaines chez Merkur Inc., ont brossé un portrait sectoriel du secteur des transports électriques et intelligents.

Quelques informations-clés à retenir :

  • Le passage à la propulsion électrique engendre différents enjeux au niveau de l’ingénierie, principalement tout ce qui est relié à la batterie et à l’optimisation de la masse ;
  • Les futurs techniciens et ingénieurs devront aller chercher des compétences plus élargies, soit une combinaison entre la mécanique, l’électrique, l’électronique et la programmation ;
  • Les institutions d’enseignement sont à intégrer plusieurs expertises à l’intérieur des programmes afin de former des candidats plus polyvalents et formés adéquatement pour la propulsion électrique.

Parmi les professions prioritaires qui sont en demande actuellement (et le seront de plus en plus dans les prochaines années) :

  • Ouvriers spécialisés
  • Techniciens
  • Ingénieurs
  • Programmation, informatique, données et intelligence artificielle
  • Concepteur, développeur, spécialiste VI
  • Commercialisation, service et gestion

Vision de la place du Québec et ses ambitions en matière d’électrification des transports

Nos participants ont eu l’occasion d’entendre les panélistes de La Compagnie Électrique Lion, Alstom, Dana et Nova Bus, partager leur vision de la place du Québec et ses ambitions en matière d’électrification des transports.

Est-ce que le Québec peut réellement devenir le leader mondial en électrification des transports selon eux ?

Assurément, ont répondu à l’unanimité les panélistes. Le Québec possède non seulement l’expertise, mais compte aussi sur des institutions d’enseignement de calibre mondial pour former une main-d’œuvre qualifiée pour le secteur des TEI. Il faut continuer de développer les innovations afin d’aller au-devant et attirer et former une main-d’œuvre qui nous permettra d’atteindre nos objectifs.

Les transports intelligents et les nouvelles solutions de mobilité

Quels sont les besoins du marché ? Quelles sont les capacités requises pour œuvre dans l’écosystème des TEI ? Simon Pillarella, directeur, Main-d’œuvre & financement chez Propulsion Québec a discuté avec Marie-Pier Fortier, Vice-présidente, Ressources humaines chez LeddarTech, pour en savoir plus sur les besoins d’une entreprise du secteur des TEI.

Outre les compétences techniques reliés à la formation, de nombreuses compétences non techniques sont nécessaires pour évoluer dans l’écosystème des transports électriques et intelligents :

  • Maîtrise de l’anglais, puisque les entreprises québécoises collaborent avec de nombreux joueurs à l’international ;
  • Grande capacité d’adaptation aux changements, tant au niveau de la méthodologie que de l’industrie comme telle ;
  • Résilience.

Des postes et avenues plutôt méconnus sont actuellement en demande accrue :

  • Microélectronique ;
  • Photonique appliquée aux transports ;
  • Intelligence artificielle et logiciels.

Le transport intelligent : une grande révolution… dès maintenant !

Nous observons beaucoup d’avancées au niveau des transports intelligents, en particulier dans le développement des véhicules autonomes. Comment pouvons-nous anticiper le futur par rapport à son avènement ? Quelle sont les atouts du Québec et quels sont les nouveaux emplois que cette nouvelle industrie amène ?

Les panélistes Frantz Saintellemy, Président et chef de l’exploitation chez LeddarTech et Allan Benchetrit, PDG d’Algolux, estiment que le secteur des TEI est une fenêtre d’opportunités à l’heure actuelle et évoluera grandement au cours des prochaines années.

Avec les initiatives gouvernementales, la concertation entre les différentes organisations de l’écosystème, pour la première fois de l’histoire de l’industrie des transports, ce n’est plus seulement une question de capacité, c’est une question de technologies. Les entreprises doivent donc innover et revoir leurs modèles d’affaires pour être plus collaboratifs.

Finalement, le salon virtuel et le maillage entre les participants, les entreprises et les institutions d’enseignement ont permis aux participants de discuter en direct et de poser leurs questions en vue d’en savoir plus sur les formations disponibles pour œuvrer dans le secteur des TEI, ainsi que sur les différentes opportunités de carrières et les emplois à pourvoir.

Merci à nos participants et partenaires d’avoir contribué au succès de cet événement !

La réalisation du projet En route est rendue possible grâce au soutien financier de nos partenaires : le Gouvernement du Québec, Merkur inc., LeddarTech, BRP, Dana Incorporated, Dana TM4, Effenco, Nova Bus, AddÉnergie, BIXI Montréal – CycloChrome, La Compagnie Électrique Lion, la Société de transport de Laval, Blue Solutions Canada, le Cégep de Saint-Jérôme, l’École de technologie supérieure (ÉTS), le Cégep de Sainte-Foy, Compétences VÉ – CPCPA, l’Université McGill, Polytechnique Montréal, l’Université Concordia, l’Université de Sherbrooke, l’Université Laval et l’École des métiers de l’équipement motorisé de Montréal – Formation continue – CSSDM.  

Pour en savoir plus sur le secteur des TEI et les possibilités de formations et d’emplois disponibles >> www.propulsion.com/en-route

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