Nouvelle étude sur l’horizon 2050 et les besoins en main-d’œuvre et formation du secteur des TEI au Québec

par Propulsion Québec
Nouvelle étude sur l’horizon 2050 et les besoins en main-d’œuvre et formation du secteur des TEI au Québec

Montréal, le 9 juillet 2020 — Propulsion Québec, la grappe des transports électriques et intelligents, a dévoilé aujourd’hui une toute nouvelle étude intitulée « Horizon 2050 et besoins en main-d’œuvre et formation du secteur des transports électriques et intelligents au Québec ». Alors que près de 70% des membres de la grappe considèrent la disponibilité de la main-d’œuvre comme un frein à la croissance[1], cette étude, réalisée par la firme MARCON, permet de mieux documenter et d’identifier les pistes d’actions et d’agir sur les besoins en main-d’œuvre et en formation dans le secteur des transports électriques et intelligents (TEI).

Elle se décline en trois volets principaux permettant de couvrir ces enjeux spécifiques :

  • L’évolution des TEI et les scénarios de leur déploiement sur l’horizon 2020 – 2050 ;
  • Le portrait de la main-d’œuvre et de la formation dans le secteur des TEI au Québec : évolution et nouveaux besoins ;
  • Les pistes d’action pour assurer la disponibilité et qualité de la main-d’œuvre dans notre secteur.

 

Cette étude a été réalisée avec la participation financière du gouvernement du Québec.

 

Un secteur d’avenir pour le Québec et sa main-d’œuvre

L’étude démontre que les transports électriques et intelligents constituent un secteur d’avenir puisqu’une augmentation exponentielle des véhicules électriques et intelligents en circulation est anticipée en Amérique du Nord, faisant passer ce segment de 1,4 million d’unités à 155,2 millions d’ici 2050. Il est estimé qu’ils représenteraient alors près de 70%[2] du parc de véhicules terrestres nord-américain. Certaines catégories de véhicules électriques et intelligents pourraient connaître une croissance plus marquée, comme les véhicules moyens et lourds, car l’offre pour ceux-ci est encore en émergence.

 

De plus, l’étude conclut que le Québec pourrait occuper une place de choix dans la chaîne de valeur de l’industrie du transport électrique et intelligent, notamment grâce à son potentiel dans la fabrication de véhicules moyens et lourds, d’infrastructures de recharge et de composantes pour les véhicules dans le secteur de l’optique et de l’intelligence artificielle.

 

En ce qui concerne les impacts sur la main-d’œuvre québécoise, l’étude soutient que le secteur des transports électriques et intelligents devra miser sur une dizaine de professions prioritaires pour le secteur, touchant principalement des postes d’ingénieurs, les ventes techniques et l’entretien des véhicules pour répondre à cette croissance attendue. De plus, l’offre de formation devrait évoluer pour intégrer plus de contenu spécifique aux transports électriques et intelligents au Québec, ainsi que la création de nouveaux programmes en vue de compléter l’offre de formation disponible.

 

Citations

« L’étude constitue un document phare pour notre écosystème et dresse un portrait exhaustif de l’industrie des transports électriques et intelligents nous permettant d’avoir une vision à long terme inestimable du potentiel de celle-ci. Et comme ces projections sont très encourageantes, nous devons continuer de nous positionner en tant que leader en transport terrestre électrique et intelligent pour soutenir la croissance de notre secteur », a déclaré Sarah Houde, présidente-directrice générale de Propulsion Québec, la grappe des transports électriques et intelligents.

 

« Le Québec regorge d’entreprises à fort potentiel de croissance dans le secteur des transports et fait preuve d’une grande expertise dans ce domaine avec une main-d’œuvre hautement qualifiée. L’électrification et l’automatisation des transports représentent la prochaine phase du développement de la mobilité, et le Québec se doit de préparer ses travailleurs à cette transformation majeure du secteur », a souligné Sarah Houde, présidente-directrice générale de Propulsion Québec, la grappe des transports électriques et intelligents.

 

« L’industrie des transports électriques et intelligents représente sans contredit une occasion de croissance et d’expansion pour la main-d’œuvre québécoise. Grâce à cette étude, nous avons pu identifier plus précisément les besoins et les occasions de développement dans ce secteur et sommes mieux outillés pour arrimer la formation nécessaire, que nous pourrons éventuellement développer en collaboration avec les institutions scolaires québécoises, aux réalités du marché du travail », a affirmé Jean Boulet, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec.

 

Les recommandations de Propulsion Québec

L’étude propose les pistes d’actions suivantes pour favoriser la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée pour l’industrie :

  1. Sélectionner les créneaux du secteur des transports intelligents les plus porteurs pour le Québec et développer une stratégie québécoise des TEI dans le but d’aligner les initiatives des acteurs et guider l’action gouvernementale en matière d’investissement, de développement de formation et de recrutement international ;
  2. Confier à Propulsion Québec et/ou ses partenaires le développement et la mise en œuvre d’un bouquet d’actions de promotion des emplois et des formations de l’industrie auprès des étudiants de niveaux universitaire, collégial et secondaire ;
  3. Travailler avec les institutions d’enseignement postsecondaires et leurs représentants afin d’assurer l’ajustement des curriculums existants pour y introduire l’enseignement des notions appliquées au contexte des TEI ;
  4. Ajouter des stages au sein d’entreprises œuvrant dans les TEI pour mieux faire connaître aux étudiants les applications possibles de leurs connaissances dans ces industries ;
  5. Recruter agressivement les meilleures ressources au monde dans les niches retenues du secteur des transports intelligents afin de renforcer l’expertise québécoise de ce secteur en s’appuyant sur les fondations existantes ;
  6. Procéder à une évaluation quantitative plus exhaustive des emplois directement et indirectement à risque et effectuer un suivi à intervalles réguliers du rythme de perte de postes pour chaque profession concernée afin de prévenir toute situation de surplus ou de pénurie au Québec ;
  7. Créer un mécanisme de coordination entre l’industrie et le milieu académique pour assurer la meilleure concordance possible entre la formation offerte et les besoins des filières ;
  8. Examiner la possibilité de créer un service de courtage en formation au sein de Propulsion Québec pour aider les membres à identifier rapidement les ressources dont ils ont besoin pour combler leurs besoins.

 

           

 

Pour en apprendre davantage sur les projections des TEI d’ici 2050, visitez notre section spéciale sur l’avenir de la mobilité.

 

Renseignements :

Audrey-Anne Desaulniers

Chargée de communications et de relations publiques, Propulsion Québec

audrey-anne.desaulniers@propulsionquebec.com | 514 755-9877


[1] KPMG pour Propulsion Québec, Portrait économique de la filière des transports électriques et intelligents du Québec, 2019, p. 18.

[2] Selon un scénario réaliste, consultez l’étude complète pour plus d’information.